J'écoute : mais je ne dis rien
Je regarde : et baisse les yeux
Je lis : du début à la fin
Je joue : pour oublier un peu
Je mange : parce qu'il faut bien
Je bois : et je ne vais pas mieux
Je cite : des maux mais en vain
Je pense : à rajouter du bleu...
Je rêve : je rêve, et demain ?
(mis à jour dimanche 10 août 2008 à 11:44)

23/09/2008

23/09/08 - 19:36

Miroir, miroir...


Il ne fait pas encore froid, du moins pas assez pour moi. Il ne fait plus beau, même s’il ne pleut pas. Les choses ne sont pas pires, quand bien même je n’ai plus envie de sourire. Et le vide tout autour et tout dedans, et le vide qui grandit et moi qu’il mange doucement. Trop de questions, trop de pas assez de volonté, trop de tout ce qui fait que je baisse les bras aussi vite que je m’emballe. Hier c’était l’automne… C’est triste l’automne, c’est plus triste que l’été, le printemps ou même l’hiver. L’automne ça meurt, ça assassine, et ça n’aide en rien…

Le ciel est tellement gris… Je ne vois plus devant, je ne vois plus rien, aveugle à toutes ces choses douces que la vie peut poser sur mon cœur… Je veux oublier, je ne veux pas détester et tourner la page, je veux oublier, changer de vie et fuir mes responsabilités, fuir mes douleurs et mes chagrins, je veux retrouver la quiétude et la chaleur de ses bras, et qu’importe si lui ne le souhaite pas, si lui ne le peut pas, je veux des bras, des bras et de la peau. Je veux m’endormir contre quelqu’un, être une petite chose, un petit être fragile qui n’a pas besoin de sourire et de faire le fier pour se sentir fort. Je ne veux pas être fort, je veux être faible, je veux que l’on pose sa main sur ma tête et que l’on murmure des mots doux pour me calmer. Je veux de la tendresse et de la sensualité, je veux de la décence et de la peau qui se frôle. Je veux de la pureté et des caresses, je veux un lit froid et un corps chaud. Des bras, des bras grands comme ceux de la nuit, doux comme les ténèbres, rassurants comme les songes, puissants… Je voudrais être cette chose, cet objet, ce bijoux que l’on aime, que l’on adore, que l’on garde précieusement. Je veux être cet animal que l’on cajolera longtemps, je veux de l’amour et de l’oublie, parce que je me sens mal, je me sens vide et qu’il me manque…
Ce n’est pas ne pas l’aimer que de vouloir m’endormir dans les bras d’un autre, c’est au contraire parce que je l’aime que je veux le faire. Je ne veux pas souffrir, je ne veux pas attendre, je ne veux pas retomber dans le piège de la dépression… Ce n’est pas ne pas l’aimer que de vouloir le remplacer pour m’endormir sereinement. Mon corps et de la chaleur pour apaiser un esprit tourmenté et un cœur attristé… Plus les jours passent, et plus je sais de quoi sera fait demain… Pas comme nous l’aurions souhaités. Nous sommes en automne, la saison où les choses meurent, ou tout se doit de se faner et de finir dans la boue et la pourriture. Tout nettoyer pour laisser place à l’hiver, le grand, le beau, le froid… Meurs mon cœur, meurs et oublie nous, oublie ma peau, ma bouche et mes yeux, vienne celui que je n’aimerais pas mais qui me prendra dans ses bras, vienne celui-là que je m’en souvienne pour toi… A l’hiver il n’y aura plus rien, nous passerons, le froid recouvrira tout et un autre plus grand et plus beau pourra venir alors… Il fait si gris dans le ciel.
Le temps passe si vite, je n’ai pas le droit de pleurer, je n’ai pas le droit de m’attarder, il faut que je parte, il faut que j’avance ! La mort tout au bout ne me pardonnera pas mon retard, et déjà ma course commence. Ce n’est pas ne pas t’aimer que de t’avoir laissé me quitter, que de vouloir t’oublier, que de t’avoir fait pleurer, que de vouloir sur un autre me coucher… Ce n’est pas le corps qui réclame, mais l’âme… Comme j’aurais aimé éviter ça, comme j’aurais aimé te retrouver là-bas… Mais toi tu dors, toi tu vis alors que moi je suis vide et c’est comme ça, on y peut rien, et rien n’y fera, alors vivons l’automne et mourrons ce qui doit mourir, mourrons si nous voulons vivre… Parce que je t’aime et que je ne le dirais plus, parce que tu as des yeux comme le ciel et des cheveux comme ceux-là de la mer… Je vais nous oublier…

Il ne fait pas encore froid, il ne pleut peut être pas et tout pourrait être pire, mais j’ai le cœur glacé, les yeux rouges et l’envie de vide. Se soir je sais que c’est l’automne, saison des deuils, et des cadavres. Je sais qu’il n’y a plus rien à faire, plus rien qu’à oublier et à laisser partir… Ne pas se retourner, ne pas le dire ne pas en parler. Ecrire et se taire, parce qu’en parler serait se montrer faible, alors sourire, parce que c’est l’automne, et que les choses meurent… Alors sourire et courber l’échine pendant que tu dors de l’autre coté du monde, sourire pour éviter que je tombe…

commentaires

01/10/08 - 23:50

Le lion est un animal parfois trop renfermé sur lui même...

Faites attention à celui qui rôde.

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