Miroir, miroir...
Alors on essaie de panser les plaies. Panser avec ce qu’on trouve, ce que l’on a sous la main. Parfois avec juste un sourire et une impression de pas grand-chose. Penser aussi, à tout recommencer, a mieux faire, à ne plus faire aussi… Parce que ce n’est pas seulement toi, c’est aussi moi et la vie et tout le reste qu’on n’oublie pas mais qu’on ne nomme pas, parce que nommer les choses c’est leur donner plus de force, c’est faire exister ce que l’on occulte…
Se soir j’ai les doigts bleus, reste de couleur que j’aurais voulu étaler sur une grande feuille. Se soir j’ai pris un crayon et fait un très joli dessin. J’ai voulu y mettre du rose, du rouge et beaucoup de bleu et j’ai fini par tout déchirer sous un coup de colère. J’ai passé quatre heures à faire quelque chose et au bout de ces quatre longues heures j’ai tout détruits en quelques secondes. Je suis nul… je sais… on me dit que non, mais moi je sais que c’est vrai !
J’ai les dents serrées, mon ventre me fait terriblement mal, ma tête aussi et j’ai envie de frapper tout ce qui boue ou ne bouge pas. Je transpire et j’ai le souffle court. J’ai envie de vomir et de pleurer aussi, je me sens petit, petit si petit… Je n’ai plus confiance, je n’ai plus envie d’écrire de rire et de chanter. Ces angoissent que j’ai chassé me reviennent se soir et demain elles seront toujours là et il m’en faudra toujours plus toujours plus… Je crois que je suis malade… Comme plus envie de te voir, comme plus confiance en toi, comme plus envie de rien…
Je ne sers à rien, je ne suis rien, et ça on ne me fera pas croire le contraire !
Je suis gentil, je suis mignon, intelligent, doué, en bonne santé, aimé, entouré…
Ouai… alors c’est quoi le problème ?
Pourquoi je m’énerve pour rien ? Pourquoi on s’éloigne toujours de moi ? Pourquoi on ne comprend jamais ce que je veux dire ? Pourquoi je me sens si mal, si nul, si gros, si petit, si moche, si rien ?
J’vais arrêter de me plaindre… c’est vrai quoi… j’rigole tout le temps, je voyage et tout va bien merde !
Tu vas lire ça peut être… oh surement même… tu vois, se soir je pleure, se soir j’voudrais ces putains d’cachets mais je vais pas les prendre parce que je veux être plus fort que ça ! J’vais refaire mon dessin, j’vais me le faire tout seul mon itinéraire, et puis mes vacances elles seront belles quand même, et puis après je vais nous mettre de coté et peut être que je referais ma vie… ou peut être que je resterais seul parce que j’ai plus confiance, plus la force, plus le courage, plus l’envie, plus…
Tu vois, se soir je pleure, peut être pas comme toi, peut être pas en tremblant, mais je pleure quand même…
Alors on essaie de panser les plaies. Panser avec ce qu’on trouve, ce que l’on a sous la main. Parfois avec juste un sourire et une impression de pas grand-chose. Penser aussi, à tout recommencer, a mieux faire, à ne plus faire aussi… Parce que ce n’est pas seulement toi, c’est aussi moi et la vie et tout le reste qu’on n’oublie pas mais qu’on ne nomme pas, parce que nommer les choses c’est leur donner plus de force, c’est faire exister ce que l’on occulte… parce que tout recommence…
06/08/08 - 15:54
Agissez mon ange, agissez. Devenez un con qui marche quelques temps au lieu d'être un intellectuel assis (après on pourra passer au stade intellectuel qui marche ;p)
Je vous l'ai déjà dit mon chou !
pbstrd