J'écoute : mais je ne dis rien
Je regarde : et baisse les yeux
Je lis : du début à la fin
Je joue : pour oublier un peu
Je mange : parce qu'il faut bien
Je bois : et je ne vais pas mieux
Je cite : des maux mais en vain
Je pense : à rajouter du bleu...
Je rêve : je rêve, et demain ?
(mis à jour dimanche 10 août 2008 à 11:44)

13/07/2008

13/07/08 - 01:45

Miroir, miroir...


L’océan. Je n’en ai jamais vraiment profité. J’ai grandi dans une ile, de ma chambre je pouvais l’apercevoir, il me suffisait de marcher un peu pour l’entendre, et le toucher n’aurait jamais posé un problème. Mais, avez-vous remarqué que les choses que l’on aime le plus et qui nous sont essentielles nous manquent cruellement que lorsque l’on en est dépossédé ? C’est ce qui s’est passé avec mon océan quand j’ai quitté mon île. Mais les choses essentielles nous reviennent toujours. Je n’ai pas perdu l’océan, et l’océan ne m’a pas perdu.

IL y a ce que je crois et ce qui est. Il y a ce que les autres pensent et ce que qui est. Il y a ce que je vois et ce qui est. Il y a ce que tu dis et ce que tu fais… Comme un océan de mensonge, comme une immensité de doutes et une infinie quiétude en moi. Nous sommes tous un peu comme lui. Une surface calme ou démontée, une surface sombre ou argentée, translucide aux trésors chatoyants, opaques aux dangers menaçants. Autant de phases que de comportements, autant de facettes que de vagues… Est-ce moi qui suis d’un autre monde, est-ce moi où est-ce le monde qui n’est pas comme il le devrait ? Se soir j’ai de la peine, cela va faire sept jours, sept longs jours. Il est tant d’en faire le bilan. Des choses se sont passées, d’autres n’ont pas changées. J’aurais voulu être en position de force, j’aurais aimé exiger certaines choses, j’aurais voulu tenir certaines promesses, j’aurais souhaité ne pas en arriver à ce point, mais on ne choisit pas toujours… Pourtant, il me semble, dans mon souvenir, que l’on me soutenait le contraire. Cela voudrait-il dire que j’ai le choix ? Je suis de ceux que l’on écrase, je suis de ceux qui courbent l’échine et baissent les yeux. Je suis de cette race de perdant qui finit par gagner. Je suis un idiot, mais je l’assume pleinement. Se soir je suis un peu déçu, déçu de ce qui arrive, de ce qui va arriver, de ce qui est déjà arrivé… Je n’ai pas de grand regret, car j’ai pour principe d’essayer le plus possible de ne pas regretter, mais je suis déçu…
Je n’ai pas encore toutes les clés pour ouvrir les portes qui bloquent ma route, je n’ai pas les réponses à mon unique question, je n’ai pas encore le droit de m’endormir calmement sans penser à me réveiller demain. Je ne suis pas encore celui que je voudrais être, je n’ai pas encore ce que je souhaite avoir, je n’ai pas encore dit aux gens que j’aime combien ils comptent pour moi. Je n’ai pas affronté tous mes démons, je n’ai pas affronté ma médiocrité et j’ai encore peur de pas mal de choses. Je ne suis pas parfait et encore une fois je n’ai pas ma place dans ce monde, pourtant je m’y sens étrangement bien, et j’aime à faire confiance à ceux là qui me trahissent et à qui j’offre mon amour. Se soir je suis plus serein, plus posé et plus calme. Je connais quelqu’un qui sourirait de savoir comment cette quiétude m’est arrivée. Je connais quelqu’un qui ne le saura jamais, et je m’aperçois qu’il y a quelqu’un que je ne connais pas. Un océan de vide tout autour, océan de solitude et de paix. Quand le ballon est trop lourd, il faut lâcher du leste, en général du sable, de simples grains de sable comme une plage au bord de l’océan, alors le ballon plus léger peut enfin s’élever et atteindre des cieux plus bleus et voir comme le monde au dessous est petit….
Il y a ce dont on se souvient et les choses que l’on répète. Il ya ce que j’écris et que je suis seul à comprendre. Il y a ce que veulent lire certain et ce que j’ai voulu dire. Je suis bien conscient que n’importe qui peut lire ces mots, je suis bien conscient que personne ne les comprendras jamais mieux que moi, mais cela soulage quand même, bien que se soir je me sente merveilleusement bien. Je pardonne tant de choses, et on m’en pardonne tellement peu. Un jour peut être je vous raconterais des secrets, vous savez, de ces choses que l’on ne doit pas révéler. En attendant, je brouille les pistes…

L’océan. Je n’en ai jamais vraiment profité. L’embrun, les lames, le chant de ses sirènes. Tant de douceurs et de violences à la fois. Je dois être comme cela, nous devons tous être comme cela. Je serais un grand océan aux abysses pleins de monstres oubliés, aux trésors prêt à être déterrés, aux ressources inespérées. Oui je dois être un grand océan calme, mais gare au vent qui trouble mon onde sage. Mes vagues peuvent caresser comme détruire des vaisseaux entiers, car je suis un grand océan, et mon calme n’est qu’apparent…

commentaires

Les commentaires sont automatiquement fermés aux visiteurs au bout de trente jours.