J'écoute : mais je ne dis rien
Je regarde : et baisse les yeux
Je lis : du début à la fin
Je joue : pour oublier un peu
Je mange : parce qu'il faut bien
Je bois : et je ne vais pas mieux
Je cite : des maux mais en vain
Je pense : à rajouter du bleu...
Je rêve : je rêve, et demain ?
(mis à jour dimanche 10 août 2008 à 11:44)

09/07/2008

09/07/08 - 22:33

Miroir, miroir...


Lire ses mots. Ces mots qui brulent, noircissent et consument l’âme jusqu’à ce qu’il ne reste d’elle que des cendres où jamais Phoenix ne renaitra. Lire ses mots. Ces mots qui rappellent combien les choses sont fragiles et peuvent se briser à tout moment sans que jamais l’on ne puisse les réparer. Lire ses mots. Ces mots que je finirais par oublier, comme tout ce qui fait que je suis en train de souffrir de le perdre. Mais je ne le perds pas vraiment, et c’est sans doute cela qui blesse le plus, au fond, il est toujours à moi…

Comment faire bonne figure ? Comment faire comme si de rien n’était alors que tout va mal ? Parfois j’ai du mal à le comprendre. Ses mots me semblent si froid, si froids… j’ai beau lire et relire, je ne trouve pas l’émotion, je ne trouve pas la plaie qui les aura engendrés. Je dois être anesthésié par ce qui arrive. Alors dans ce cas, je ne devrais pas souffrir… Il me demande d’accepter. Comment accepter une décision que l’on ne comprend pas ? Pourquoi ce qu’il me dit me semble si dur a avaler ? Le revoir comme si de rien était, se dire au revoir et à jamais… Serais-je assez fort pour supporter ça ?
Crise. Le cœur qui s’emballe, les sueurs froides, les tremblements et cette terreur incompréhensible qui étreint le cœur… Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu de crise d’angoisse. Ce n’en était pas une très grosse, juste une toute petite, l’espace de quelques secondes, mais je les connais bien ces instants où le monde nous échappe… Se contrôler, prendre sur soi, sourire et accueillir le client suivant. Faire des erreurs, plus que d’habitude, rire pour faire passer, rire pour que personne ne voie la détresse. Rire, mais rire combien de temps comme ça encore ? Trois jours et déjà tant d’eau à verser derrière mes yeux…
Ecouter des chansons joyeuses, faire de l’anglais, regarder des émissions légères, faire un peu de sport, aller chez le docteur, penser à faire d’autres projets, penser à lui faire plaisir en ne m’autodétruisant pas… C’est étrange le cœur, il était si loin de moi et ne me manquait jamais, et maintenant qu’il l’est tout autant, il me manque plus que jamais. Histoire de fierté, de propriété ? J’aurais tellement aimé parler cette langue qui m’empêche de le rejoindre…

Je ne sais plus comment écrire, je ne sais plus si les phrases ont un sens… j’ai trop de mots qui viennent, trop d’images, trop de regrets… Il le sait que je l’aime, il le sait que je regrette mes erreurs, ma façon de parler et tout ce que l’on peut me reprocher. Il le sait que je ferais tout pour qu’il reste, et malgré ça il part. Je lui en veux tellement, et pourtant je suis si fier et si heureux pour lui. Je sais que l’on dit ça à chaque histoire qui se termine, mais je ne veux pas… j’arrête là, les mots ne viennent plus comme ils devraient… pardon…

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