23/09/2008Miroir, miroir...
Il ne fait pas encore froid, du moins pas assez pour moi. Il ne fait plus beau, même s’il ne pleut pas. Les choses ne sont pas pires, quand bien même je n’ai plus envie de sourire. Et le vide tout autour et tout dedans, et le vide qui grandit et moi qu’il mange doucement. Trop de questions, trop de pas assez de volonté, trop de tout ce qui fait que je baisse les bras aussi vite que je m’emballe. Hier c’était l’automne… C’est triste l’automne, c’est plus triste que l’été, le printemps ou même l’hiver. L’automne ça meurt, ça assassine, et ça n’aide en rien…
Le ciel est tellement gris… Je ne vois plus devant, je ne vois plus rien, aveugle à toutes ces choses douces que la vie peut poser sur mon cœur… Je veux oublier, je ne veux pas détester et tourner la page, je veux oublier, changer de vie et fuir mes responsabilités, fuir mes douleurs et mes chagrins, je veux retrouver la quiétude et la chaleur de ses bras, et qu’importe si lui ne le souhaite pas, si lui ne le peut pas, je veux des bras, des bras et de la peau. Je veux m’endormir contre quelqu’un, être une petite chose, un petit être fragile qui n’a pas besoin de sourire et de faire le fier pour se sentir fort. Je ne veux pas être fort, je veux être faible, je veux que l’on pose sa main sur ma tête et que l’on murmure des mots doux pour me calmer. Je veux de la tendresse et de la sensualité, je veux de la décence et de la peau qui se frôle. Je veux de la pureté et des caresses, je veux un lit froid et un corps chaud. Des bras, des bras grands comme ceux de la nuit, doux comme les ténèbres, rassurants comme les songes, puissants… Je voudrais être cette chose, cet objet, ce bijoux que l’on aime, que l’on adore, que l’on garde précieusement. Je veux être cet animal que l’on cajolera longtemps, je veux de l’amour et de l’oublie, parce que je me sens mal, je me sens vide et qu’il me manque…
Ce n’est pas ne pas l’aimer que de vouloir m’endormir dans les bras d’un autre, c’est au contraire parce que je l’aime que je veux le faire. Je ne veux pas souffrir, je ne veux pas attendre, je ne veux pas retomber dans le piège de la dépression… Ce n’est pas ne pas l’aimer que de vouloir le remplacer pour m’endormir sereinement. Mon corps et de la chaleur pour apaiser un esprit tourmenté et un cœur attristé… Plus les jours passent, et plus je sais de quoi sera fait demain… Pas comme nous l’aurions souhaités. Nous sommes en automne, la saison où les choses meurent, ou tout se doit de se faner et de finir dans la boue et la pourriture. Tout nettoyer pour laisser place à l’hiver, le grand, le beau, le froid… Meurs mon cœur, meurs et oublie nous, oublie ma peau, ma bouche et mes yeux, vienne celui que je n’aimerais pas mais qui me prendra dans ses bras, vienne celui-là que je m’en souvienne pour toi… A l’hiver il n’y aura plus rien, nous passerons, le froid recouvrira tout et un autre plus grand et plus beau pourra venir alors… Il fait si gris dans le ciel.
Le temps passe si vite, je n’ai pas le droit de pleurer, je n’ai pas le droit de m’attarder, il faut que je parte, il faut que j’avance ! La mort tout au bout ne me pardonnera pas mon retard, et déjà ma course commence. Ce n’est pas ne pas t’aimer que de t’avoir laissé me quitter, que de vouloir t’oublier, que de t’avoir fait pleurer, que de vouloir sur un autre me coucher… Ce n’est pas le corps qui réclame, mais l’âme… Comme j’aurais aimé éviter ça, comme j’aurais aimé te retrouver là-bas… Mais toi tu dors, toi tu vis alors que moi je suis vide et c’est comme ça, on y peut rien, et rien n’y fera, alors vivons l’automne et mourrons ce qui doit mourir, mourrons si nous voulons vivre… Parce que je t’aime et que je ne le dirais plus, parce que tu as des yeux comme le ciel et des cheveux comme ceux-là de la mer… Je vais nous oublier…
Il ne fait pas encore froid, il ne pleut peut être pas et tout pourrait être pire, mais j’ai le cœur glacé, les yeux rouges et l’envie de vide. Se soir je sais que c’est l’automne, saison des deuils, et des cadavres. Je sais qu’il n’y a plus rien à faire, plus rien qu’à oublier et à laisser partir… Ne pas se retourner, ne pas le dire ne pas en parler. Ecrire et se taire, parce qu’en parler serait se montrer faible, alors sourire, parce que c’est l’automne, et que les choses meurent… Alors sourire et courber l’échine pendant que tu dors de l’autre coté du monde, sourire pour éviter que je tombe…
22/09/2008Miroir, miroir...
D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours levé les yeux vers la Lune, j’ai toujours voulu écorcher mes doigts aux épines du moment que j’avais la rose, j’oubliais toujours de respirer du moment que je voyais, d’en dessous, la surface. Je me suis toujours regardé comme un étranger et j’ai toujours parlé à mon reflet, imaginant qu’il me détestait, qu’il m’enviait mon soleil et la chaleur de mon monde. J’ai toujours pensé que les objets me surveillaient et qu’une fois le dos tournés ils s’empressaient de vivre. J’ai toujours su que Maman était dans ma tête, et qu’elle lisait en secret…
Pourquoi ai-je besoin d’un regard positif pour exister ? Qu’est-ce qui me demande, en moi, d’avoir « bonne conscience » ? Comme ces deux questions sont étranges, complémentaires et perturbantes à la fois. Il y a de ces blessures qui ne se refermeront jamais, de ces actes que l’ont ne sait plus très bien si on les a rêvés ou s’ils ont réellement eu lieue. Il y a les souvenirs que l’on se fabrique et ceux que l’on fait semblant d’oublier. Il y a le cheminement vers la vie, la route vers la mort… Je crois que lorsque j’étais enfant, j’ai cultivé une double personnalité. Le petit garçon heureux et sage qui souriait et jouait devant ses dessins animés, et cet autre, cet autre qui s’identifiait au tableau triste qu’il y avait chez ma tante Anne. Comme il était triste ce petit garçon sur la toile qui pleurait, comme elles étaient bleues ses couleurs, comme ses yeux étaient rouges, et moi, moi comme je le comprenais… J’ai du grandir trop vite, et j’ai du subir la cruauté des adultes qui ne savent pas que les enfants ne sont que des enfants. J’ai d’horribles souvenirs que je tais, que je n’ai jamais vraiment avoués, des choses qui font que j’ai du être fort, grand et sage, des choses trop lourdes que je devais oublier quelque fois mais qui pourtant revenaient trop souvent. A cette époque, Papa allait mal, Maman aussi… Je n’avais pas le droit d’aller bien, et pourtant il ne fallait pas que j’aille mal… Je ne sais pas trop en fait… Avec le temps, les années et tout ce que l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte apporte, je me suis créé tel que je suis, aussi frêle et solide que le jonc qui plie sans se casser… J’ai besoin de cet amour que j’ai ignoré, besoin de ce regard besoin de ça… parce que… je ne sais pas… Si je savais, je ne serais pas en train d’écrire….
Pourquoi me donner bonne conscience ? Parce qu’il est facile de faire mal à un enfant, parce que les petits secrets sont les plus grandes fautes, parce que l’on se sent coupable, parce que l’on a beau se laver les mains, le sang ça tache ! Parce que l’on a rien dit, parce que l’on a accepté, parce qu’on ne savait pas, parce que c’est pas ma faute, et on sait bien que lorsqu’on dit ça, Maman sait que c’est bien nous… Je ne dois pas me plaindre, je suis un beau jeune homme en bonne santé, un peu perturbé sans doute, un peu complexé, je n’ai rien fait de mal, je n’ai pas de sans sur les doigts, d’autres en auront eus plus que moi, mais pourtant, je ne sais comment défaire mon âme de ma culpabilité… Encore une fois, si je savais, je ne serais pas en train d’écrire… Les choses ne se passent jamais comme nous le prévoyons, et c’est bien pour cela que l’avenir me fait aussi peur que le passé, c’est bien pour cela que j’évite les projets, que je garde de l’argent et que je murmure souvent « je le savais… » Sans jamais avoir su vraiment. Je doute de moi, de mes qualités, de mon potentiel et de tout ce que je suis et apporte aux autres. Je connais les causes, je comprends ça, mais comprendre ne guérit pas… J’ai conscience que j’exagère et que je suis un lunatique égocentrique qui se veut martyr, que je baigne dans le théâtral, que j’en fais toujours trop que se soit en sourire ou non… Je sais qu’un jour je devrais recommencer à pleurer, que ça aussi ce n’est pas normal, que mes cauchemars cesseront un jour…
Je sais qu’un jour je devrais répondre franchement à ces questions, mais en attendant, je ne veux pas… Disons… que les roses ont des épines, et que les abeilles sont aussi voraces que les paillons sont éphémères
D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours baissé les yeux face aux hommes, j’ai toujours fixé le Christ dans les églises en blasphémant intérieurement, voir s’il était miséricordieux, je rêvais souvent que j’étouffais, j’aimais être quelqu’un d’autre que moi-même… Maman me regardait avec les yeux pleins d’amour, je le sais bien aujourd’hui… mais à force de jouer, on finit par ne plus savoir, plus savoir qui on est pour de vrai… D’aussi loin que je me souvienne, j’étais conscient, les mains sur mon berceau ou dans ses bras, j’étais conscient… je le suis peut être moins maintenant…
20/09/2008Miroir, miroir...
Envie de silence, besoin de silence et de quiétude. Pas de bruit, pas de cris, rien, juste le silence et moi attentif pour l’écouter. Alors se lever plus tôt que les autres, ranger tout pour que l’esprit soit plus calme, apprécier le vide et me gaver de on néant. Le soleil est déjà si haut dans le ciel, et moi petit homme si bas… Plus envie de sourire comme un débile, plus envie d’arrondir les angles et de faire des efforts, pas envie d’entendre ce chat de plastique remuer la tête, pas envie d’entendre les voisins, juste envie de silence, de solitude et de paix… parce que c’est nécessaire, parce que j’étouffe, parce que ça hurle au-dedans…
Paris est une ville magnifique où j’ai tellement de choses à voir. Tellement de gens à rencontrer, tellement d’âmes, tellement de choses à découvrir, et moi… moi je reste là cloué devant mes dvd, mes feuilles blanches et mon clavier. Je me sens artiste mais je ne le suis pas. Je perds mon temps avec moi-même alors que je pourrais aller vers ces autres qu’il me arde de découvrir. Ma chambre me dégoute, trente ans et la chambre d’une gamine de quatorze. Envie de jeter toutes ces peluches, toutes ces figurines, ces gadgets roses et bleus, les papillons et les rubans, les photos et la couleur. Envie de tout repeindre en noir, de m’habiller en noir, de me raser la tête et d’avoir le courage d’envoyer chier toutes les personnes qui m’entourent. Envie d’être seul, d’être moi, de m’éloigner de tout et pourquoi pas de disparaitre. Cette vie m’épuise ces moments de spleen sont tellement plus fréquent que l’idéal. Le cafard que je déteste tant, le temps que je méprise tant, toutes ces choses qui me font du mal et qui pourtant me tendent leurs bras. Me lover dans ma solitude et ma mélancolie, je sais que ce n’est pas bon pour moi, je sais, mais ai-je seulement le choix ?
Nous avons toujours le choix
Que je n’entende plus jamais cette phrase qui n’a aucun sens. Pas envie de regarder de dvd, d’utiliser ma palette graphique, de prendre un crayon pour dessiner, d’écrire une ébauche de manuscrit, de faire des gâteaux, d’aller au cinéma… Envie de grandeur, de vide et d’espace, envie de silence et de nuit, de soleil et d’étoile, envie de musique douce et de sourire, envie de mains sur moi, de voix dans mon oreille, envie de tout ce qu’il me donnait, parce que je marche comme ça… J’ai besoin d’un autre pour vivre, j’ai besoin d’un autre où m’attacher, besoin d’un autre pour passer mes colères, d’un autre pour me sentir plus fort, plus grand, pour me sentir astre, pour me sentir vivant… Sans autre, je suis tellement vide, tellement mort au-dedans… Forêt de restes morts et de pourriture grouillante de vermines… Elles me dévorent sans autre, elles me digèrent et plantent leurs dents de vers conquérant dans la chair de mes entrailles putréfiées… Sans autre, je ne suis tellement rien… Il aurait voulu que je pense le contraire… Comme d’autres avant lui, il a dit les terribles mots que j’ai faits semblant d’ignorer, parce que je ne sais faire que ça, fuir…
Ça semble plus profond…
Oui, le malaise est bien plus profond. Je sais où il se situe, je sais ce qui fait que je suis aussi avide de l’autre, ce qui fait que je ne suis jamais satisfait, que je suis un tortionnaire, que je suis mauvais et sale au-dedans. Je sais d’où ça vient et je sais que je devrais consulter pour aller mieux, pour accepter et avancer enfin… Mais je ne suis pas malade ! J’ai juste besoin de savoir que je suis au sommet dans le cœur de l’autre, juste savoir ça et je peux m’endormir sans cauchemar, et je peux sourire pour de vrai, et je peux écrire et dessiner, chanter et aller au cinéma avec des amis et m’amuser sans même le voir ou lui parler, parce que je sais. Tant que je sais, je suis fort, je suis grand, je suis un monstre qui se gorge du sang de l’amour qu’on me porte et il me porte cet amour, il me porte et fait de moi la chimère étincelante que je suis… Mais sans ça, je ne suis rien, rien que du vide, du vide sur du creux, un abime si profond de néant… Même si je sais qu’au fond, je ne suis pas rien…
Envie de silence pour apaiser mon âme, besoin de l’écrire pour me soulager, besoin de sortir de voir des yeux sur moi, besoin de changer et de rester le même… Mon cœur, cette éponge sans nom qui s’assèche me murmure faiblement qu’il ne faut pas céder aux tentations amère de la mélancolie, alors je la pose ici avec ma rage et mon amour pour que la vie au dehors soit plus légère à mon âme. Besoin de silence et de calme, mais j’irais quand même chercher le bruit et le désordre pour :me sentir vivant dans la masse avant que je ne devienne mort et m’efface…
19/09/2008Miroir, miroir...
Parce qu’il faut savoir se taire afin que le silence puisse s’exprimer. Parce que les mots ne disent pas tout, parce que l’autre est le reflet de sa propre vie, parce que je suis comme la Lune, changeant et pourtant fidèle, parce que les plus belles choses sont celles qui sentent le mal, parce qu’après le beau temps, le ciel sait se faire fureur, parce que derrière ce qui brille, derrière mes sourires, derrière mes mensonges et mes vérités, parce que les pieuvres et les ongles au bout de mes doigts, parce que tant de choses font que je ne devrais pas écrire se soir…
Accumuler les sentiments, accumuler toute sorte de sentiments, l’envie, la jalousie, la détresse, la passion, l’amour, la déception, la trahison, la sérénité, l’amitié et l’angoisse. Accumuler plus encore et tout garder. Tout garder jusqu’à ce que ça explose… C’est dangereux de faire ça, c’est mauvais et ça fait mal. Aux autres, et à moi. Etre égoïste ? Mais ouvrez les yeux, je le suis déjà tellement ! Je refuse que l’on se permette d’avancer mes qualités alors que je suis moi-même conscient de mon état ! QUI me connait assez pour dire que je suis bon, gentil, talentueux, que je mérite telle ou telle chose ? QUI est celui qui peut oser juger ce que je vaux ? Parce qu’il suffit d’un sourire pour prouver sa valeur ? Parce qu’il suffit d’être drôle et touchant par moment ? Ouvrez les yeux, je ne suis rien de tout cela, je suis juste une coquille vide, une coquille que l’on a cassé, que l’on essaie de réparer, mais qui reste pour autant que je sache très fissurée. Je ne suis qu’une larve à l’intérieur qui tente, par pur esprit de jalousie, d’attirer sur lui les regards. Parce que je veux être aimé, je veux être adoré, je veux être grand, immense, éternel. Je veux être un astre pour vous dévorer de ma lumière pour vous bruler. Je veux être indispensable à votre vie et vous assoiffer, vous assécher, vous déshydrater. Vampire écarlate à la multitude de bras en fusions, je veux vous faire suffoquer, vous faire crever ! Je veux que vous vous entretuiez pour moi, que vous sacrifiez vos plus belles âmes, je veux du sang et de la mort et être le symbole de la vie ! QUI peut me dire que je ne souhaite pas cela ? QUI me sait assez pour me contredire ? De quel droit se permet-on de me prouver le contraire ?
Je suis gentil ? Je suis généreux ? Je suis prévenant ? Je suis artiste ? Je suis sensible ? Mais ne sont-ce pas là les qualités pour qu’un être aussi égocentrique, narcissique et autocentré sur sa propre image de lui-même, que moi soit apprécié de tous ? Il faut arrêter le cinéma, qu’ai-je fait ? Qu’ai-je dit ? Et ce que je pense alors ?
Se soir je suis en colère, j’ai le sang qui bouillonne et les poings serrés. Mes veines battent au rythme des pulsations de ma haine contre moi-même, car dans ma grande contemplation narcissique, je me plaints et je m’écœure autant que je me méprise… Pauvre petite créature, pauvre déchet, pauvre de moi…
J’ai des abeilles dans la tête. Elles sont belles comme le jour, grande comme l’amour, immenses et terrifiante, mauvaises et pourtant apprivoisées. Qui peut vivre avec de tels monstres dans le crane ? Qui peut savoir réellement qui je suis ? Ne suis-je pas capable d’avouer tout ce que je n’ai pas fait ? Mentir, mentir encore et toujours et finir par ne plus savoir où se trouve la vérité… Je me sens si seul, je me sens si vide, je me sens si mauvais et je me donne tant l’envie de vomir ! Que l’on ne me dérange sous aucun prétexte… Mais qui viendrait me déranger d’ailleurs ? Il y a des maux que l’on voudrait éviter, que l’on voudrait dire, que l’on voudrait… Je veux souffrir pour me savoir vivant, Je veux souffrir pour que l’on se penche sur moi… Je ne suis pas celui là… je ne le suis pas seulement…
Parce que se soir j’ai la bave au bord des lèvres, la larme au bord de l’œil, l’amour au bord du cœur, et que personne ne le sait, que personne ne me le demande, personne. Comme un mot qui revient, comme une idée de recommencement, comme toute ma vie dans ce seul mot, comme pas à la hauteur, comme envie d’être un astre… Aimez-moi disait les mots que j’avais écrits, aimez-moi, crient mes yeux, aimez-moi ! AIMEZ-MOI PUTAIN ! Aimez-moi avant que je vous aime, après que je vous aurai aimé… Aimez-moi, que je ne sois pas le seul à souffrir, aimez-moi… abreuvez mon vampire…
Aimez-le…
17/09/2008Miroir, miroir...
Fermer les yeux et sentir les ténèbres m’envahir. Fermer les paupières et lâcher prise pour tomber, tourbillonner et tomber. Comme la chute est lente et longue, comme jamais je ne cesse de tomber, et tout ce bruit tout autour de moi, et tout ce bruit que je ne vois pas… Alors regarder un peu le monde pour voir comme il résonne, ouvrir les yeux et les poser sur un pan de mémoire embrumant le regard… parce qu’on n’a pas besoin de fermer les yeux pour rester dans les ténèbres, parce que ce qui semble heureux ne l’est pas forcément, tout comme celui qui n’est pas là, est peut être plus présent qu’on ne le croit…
Quand j’étais enfant, je faisais semblant de dormir pour entendre les secrets. Je me cachais dans le couloir pour regarder la télé, je souriais en silence pour qu’on me donne plus qu’aux enfants turbulents. Toujours à me démarquer, toujours à me faire plus discret pour qu’on me remarque. Aujourd’hui j’en fais toujours trop. Trop de sourires, trop de cris, trop de silences ou trop de mots… Je n’ai jamais su doser, toujours excessif et pourtant tellement de retenue. J’ai du mal à comprendre comment font les autres. Se soir je me trouve gros. Il parait que tout cela c’est dans ma tête, il parait que je suis bien, que je n’ai pas de soucis à me faire. Mais se soir je me trouve gros, alors je ne mange presque pas, je fais du sport et porterais du noir… Peut être que si demain tout va bien, je prendrais deux parts de tarte aux citrons ! Je n’ai jamais su trouver le juste milieu, jamais su réellement où me positionner, jamais su quelle était ma place. J’ai du mal à savoir comment font les autres. On me dit de rester vrai, d’être moi-même… je m’efforce de le faire, mais j’ai ce sentiment qui me dit que sans ces autres, je n’existe pas. Je me sens si adulte et pourtant je ne suis qu’un enfant. Je me sens si loin de tout et pourtant en plein au-dedans… La vie me semble si compliquée…
Se soir je me trouve gros, mais je me sens bien aussi… Peut être que le piano que j’écoute est plus joyeux que d’habitude, peut être suis-je lunatique et changeant… En bon cancer que je suis…
Demain matin, quand je me réveillerais, le soleil sera encore endormi. Alors je pourrais le voir rougir l’est et faire pâlir le bleu de la nuit. Peut être trouverais-je ça beau ! Ce qui me chagrine dans tout ça, c’est qu’en attendant, je ne sais toujours pas qui je suis, ce que je suis voué à faire, ce qui me fait penser que je dois faire quelque chose… Car parfois, oui je me sens fort, je me sens grand et important. Je me dis que tends la main aux étoiles et que ça personne ne le sait. Je me dis que j’ai donné le sourire à tant de monde, que j’ai cru et espérer tant de fois ! Toute cette énergie… Parfois je me dis que je suis ici pour ça, pour sourire et écouter, pour sourire et protéger… J’aime ça accompagner de loin les gens que j’aime, me cacher dans l’ombre en leur donnant tout ce que mon cœur peut contenir d’amour, et pourtant, parfois je me dis que je suis tellement insignifiant… Bien sur, je sais que c’est faux, mais voyez le monde, voyez les autres qui bourdonnent et avancent sans jamais baisser les yeux, sans jamais se retourner… Comment voulez vous ne jamais douter ?
Se soir je me trouve gros, mais j’ai bien envie de manger un bon repas que l’on aura préparé pour moi… Peut être que le piano joyeux ça donne faim…
Quand j’étais enfant on me disait que je serais grand, que je ferais de grandes choses, que j’aurais un pouvoir sur les gens et une chance fantastique. On m’abreuvait de rose et de jaune, de bleu et de vert. J’avais des étoiles et des cœurs, des voiles et des rubans, je riais souvent et puis un jour tout à changer, on a cessé de m’encourager, et j’ai cru que je ne n’étais pas celui qu’on attendait… Mais il faut que je me souvienne de tout ce qu’on me disait, du regard de ma mère qui encore aujourd’hui a plein d’amour dans les yeux pour moi, de la confiance qu’on me fait, de ces signes évidents qui croisent ma route… J’ai beaucoup de chance si on réfléchit bien, j’aime sourire et les gens me connaissent comme ça…. Se soir il fait bon vivre chez moi, il fait peut être un peu sombre sur les bords, un peu gros au niveau du ventre, et un peu fouillis dans les cheveux, mais il ya tant de belles choses qui se cache dans mes yeux… se soir, oublions le laid, oublions le passé et ces ongles crasseux… se soir, je suis mieux que les autres…
Parce que parfois on ferme les yeux. Parce qu’on tombe et qu’une fois en bas, on ne peut que se relever… Parce que celui qui s’allonge ne dort pas forcément, parce que tout ce qui brille n’est pas diamant, parce que je vais y penser autrement, y penser et avancer, parce que je veux pouvoir le dire un jour à maman, parce que des fleurs sur la tombe de ceux qui sont morts, parce que ceux qui sont gros ne le sont pas vraiment, parce que tout ce que parfois je mens et qui apporte tellement…
16/09/2008Miroir, miroir...
Mon cœur est un vaisseau, la vie un océan. Et je file tout droit, toutes voiles dehors, poussé par le vent. L’inconnu n’est qu’un prétexte au voyage, au loin je sais bien ce qui m’attends. Loin des écueils blessant, loin des tempêtes et des ouragans, au-delà de tout ce que l’on peut attendre, bien après l’océan où vivent les monstres de légendes, mon but m’attend sans douter qu’au grand jamais je vienne à le manquer. Mon cœur est un vaisseau, la vie un océan, et je file à l’aventure, tout en sachant pourtant…
Que le monde est vide de tout et plein de rien, que l’avenir est tout aussi tracé que le sont les lignes de ma main, qu’échappatoire n’est qu’un mot qui aime se perdre au zéphyr. Les mots comme les idées n’ont pas beaucoup de poids au milieu de la mer, alors ne plus y croire, et finir par les taire… De solutions il ne reste que ça : Couler à pic, ou flotter ? Après tout qu’importe en vérité… A la fin ils finiront bien par nous mâcher ces immondes requins aux gueules sertis d’ivoire incisif. Se contenter de survivre en ne disant mot, parce qu’encore une fois, les mots ne servent à rien quand on en a pas les moyens. Filer droit devant vers le soleil qui se noie dans son sang… Pauvre soleil, toujours pourchassé, toujours se noyer… C’est sans doute cela son message. Pas de mots dans une bouteille, pas de bouteille à la mer, juste sa vie en grand pour tous les yeux, pour que chacun puisse y comprendre ce qu’il veut…
Je brille, je suis haut et je suis fort… mais je décrois et je me noie et l’eau s’empourpre et je me meurs… Mais ne perds pas espoir, car demain j’illuminerais à nouveau le noir… C’est ainsi que va le monde, il s’éteint puis se rallume…
J’ai beau sourire à l’équipage, j’ai beau sortir mes plus belles voiles et faire bonne figure, il y a cette couleur sur ma peau qui rappelle la maladie. Mon passé me rattrape ces derniers temps et j’aurais aimé me reposer sur lui. D’autres l’ont fait avant moi, d’autres le feront bien après moi, alors pourquoi je me l’interdit ? Peut être pour sembler plus fort, pour avoir une excuse au dernier moment, pour y arriver par moi-même… ou par peur d’être rejeter… J’aurais aimé lui dire tellement de choses, j’aurais aimé le faire pleurer encore et sourire aussi. Mais je vais me contenter de m’enfermer dans ma bulle, sur mon océan où je sais bien ce qui se cache droit devant… Je me sens tellement comme le monde, pleins de tout un tas de choses, pleins de trésors et pourtant vide et creux, amère et prêt à me torturer. Je suis bien un homme, je le sais maintenant…
Je brille, je suis haut et je suis fort… mais je déçois et me nuit et l’on s’empourpre et je me meurs… Mais je ne perds pas espoir, car demain j’illuminerais à nouveau le noir… C’est ainsi que va le monde, il s’éteint puis se rallume…
Penser à écrire, à lire et à cesser de manger. Penser à faire du sport à dessiner et à réfléchir aux projets… L’océan est pleins de bateaux, mais se dire que les plus beaux ne sont pas ce qui resteront le plus longtemps sur l’eau… Après tout on a beau avoir les meilleurs matériaux, l’équipage le plus courageux et des voyageurs importants, il suffit d’un trou dans la coque ou d’un iceberg droit devant… Penser à sourire malgré tout parce que même si je ne sais plus mentir, même si je ne veux plus mentir, sourire n’est que penser à demain et à ce qu’il me réserve… je sais que tu ne veux pas lire ça, mais quand nous nous reverrons, tu en aimeras un autre que moi, et j’aurais sans doute pour me bercer d’autres bras… alors sourire en pensant à ça, pour éviter d’abreuver l’océan en pensant à toi…
Mon cœur est un vaisseau, la vie un océan, et je file à l’aventure, tout en sachant pourtant… qu’au loin, au-delà de tout ce que l’on veut bien, il y a une étendue sans vague et sans âme. On y est serein, calme et en paix, on s’y sent bien, assagis et reposés… Et dans le silence de nos yeux clos, dans les ténèbres de la sérénité, lever la tête pour apprécier son chant. Car elle chante celle qui nous aura conduits jusqu’ici sans jamais douter que l’on vienne à la manquer. Douce et fragile tendre et sereine, pleine de grâce, l’ultime sirène… Embrasse-moi… car c’est ça toute ma vie, embrasse moi toi que je poursuis encore, toi que tout homme chasse, embrasse moi, la….
14/09/2008Miroir, miroir...
J’ai dit hier qu’il me fallait ouvrir les yeux. Mais dieux comme la lumière me fait mal, comme ces choses immaculées blessent et me rappelle combien je ne suis rien, rien que ce que je suis… Peut être n’est-il pas si bon de les ouvrir en grand, à trop regarder les soleils on en vient à se bruler les yeux, ces mêmes yeux qui nous condamnent à rester aveugle si nous les gardons clos… Je vis dans une bulle rose et bleue où le monde extérieur n’est un songe vaporeux, une bulle que les hommes savent frôler, que seuls les anges peuvent pénétrer… Je vie dans une bulle rose et bleu, mais quelque fois, ouvre les yeux…
Des fantômes, nous en avons tous, des moyens de nous en protéger, nous en cherchons parfois encore, de les tenir à distance il n’est pas toujours possible. J’ai fait une promesse un jour. Je ne sais plus s’il l’a entendue ou si seul le silence en aura été témoin, mais je l’ai faite, et je compte bien la tenir. Pourtant, j’ai peur de ne plus vouloir. Les gens que j’aime, je m’en éloigne, les gens que j’aime je m’en efface, et qu’importe si je change, si le temps et l’espace nous sépare, les gens que j’aime, je les aime et c’est immuable. Petit ourson sur mon bureau me regarde de ses yeux tristes, il sait que je n’ai jamais été aussi proche de son véritable maitre. Petit ourson gris sait qu’il ne m’obligera jamais à tenir ma promesse, que je me suis éloigné, que je me suis effacé, et pourtant…
Antoine est un garçon merveilleux que j’ai rencontré un soir d’hiver. Il y avait tant de rêves, tant de magie et de désespoir dans ses yeux… je n’ai pu que l’aimer et lui promettre de veiller à être toujours là pour lui s’il venait à me le demander. Mais aimer en secret et promettre en silence n’est rien, pas même du vent… Une pensée c’est si peu quand on y pense. Tant d’ardeur pourtant, tant de sincérité et de passion en moi, et dans tout ça, il ne me reste que cet ourson qui me regarde chaque jour, attendant le bon moment pour me montrer combien la réalité est dure… Aujourd’hui Antoine devient quelqu’un. Je ne sais plus rien de lui, ai-je seulement su quelque chose ? Les gens que j’aime, je m’en éloigne, aussi je n’apprends jamais à savoir qui ils sont, car je n’ai pas besoin de le savoir pour les aimer… Alors je les perds, et ils changent, et dans mon cœur ils restent pareils au jour où je les ai aimés. Qu’ai-je donc à leur offrir, de quoi parlerions-nous ? Je me sens si vide et inutile en leur présence… C’est un flagrant manque de confiance en moi, puisque je sais bien parler quand on ne me le demande pas, je sais être intéressant et bavard ! Pourtant, je devrais recroiser Antoine que je ne saurais lui dire bonjour… deux personnes dans mon cœur me font cet effet, deux anges plus anges que les autres… Fabien aux yeux de biches et Antoine… Le revoir sur internet hier soir m’a profondément perturbé… m’as-t-il vu lui ? Qu’importe, ne suis pas encore celui qu’il faut… te souviens-tu de ça Antoine ? Tu étais ma petite étoile, et j’aimais à t’encourager en secret… j’aurais aimé que tu le saches se soir Antoine, mon tendre fantôme, tu es toujours ma petite étoile, et dieu que ta lumière ne cesse de briller plus forte que les autres, OscarD est là sur mon bureau, il t’attend…
C’est étrange de voir comme une simple rencontre, même brève peut changer votre vie.
Je vais relire mon manuscrit, je vais corriger les passages trop logs et réécrire ce qui est mal écrit. Je vais le donner à lire à d’autres et je tiendrais compte des critiques. J’irais peut être un jour jusqu’à l’envoyer à une maison d’édition, mais je vais le relire parce qu’il n’y a pas de hasard, parce que c’est lui qui m’a donné envie de faire un blog, d’écrire et d’extérioriser tout ce qui blesse le rose et le bleu de ma bulle légère. Jamais je n’aurais son tallent, jamais je n’aurais sa sensibilité et l’émotion qu’il provoque, mais je continuerais parce que je ne suis qu’une mauvaise et pale copie, parce que je suis différent mais que je m’y retrouve un peu aussi… Hier soir, Laurent et Antoine sont devenus amis…
Je vis dans une bulle rose et bleue. Pour y entrer il ne faut pas grand-chose, un peu de magie dans les yeux, un peu d’océan dans le cœur, et tout un monde couvert de plaies. C’est le seul endroit où je me sens moi, où je me sens plein, où je suis serein. Des fantômes aux allures d’anges la traversent parfois sans jamais s’y arrêter vraiment… alors j’ouvre les yeux et vois combien le monde est loin de ma bulle rose et bleue. Sur mon bureau, un petit ourson gris attend. On me l’a donné il y a quelques années, depuis je l’aime et je crois qu’il le sait… Et toi ? Tu le sais que je serais toujours là si tu me le demandais ? Petite étoile dans mon cœur, parfois je te vois, parfois je te vois… mais toi ?
13/09/2008Miroir, miroir...
Ouvrir les yeux. Pas seulement pour s’enfuir des rêves, pas seulement pour rejoindre la réalité et vivre enfin… Ouvrir les yeux pour comprendre, pour voir, pour se rendre compte et se réveiller, souffrir, aimer, entrevoir au loin les lumières qui déjà s’éteignent. Penser à ses rêves, à son passé de rêve aussi brumeux et sombre que le sont les cauchemars… Le passé comme mon enfance, comme un rêve, un rêve mauvais, un rêve doux et chaud auquel il fait froid y repenser… Ouvrir les yeux parce qu’on ne peut dormir éternellement qu’au moment où l’on décide de nous endormir pour de bon… Ouvrir les yeux tant qu’on le peut encore, et faire face…
Mettre du bleu sur mes pieds, du bleu sur mes fesses, du bleu sur mon torse avec écrit « Seven » c’est beau comme mot, ça sonne comme paradis, ça m’apaise, ça me rends beau, ça me fait rêver… Il m’en faut peu sans doute… Mettre pantalon militaire, comme pour se cacher, comme pour faire le ciel et la forêt, tout ce qui est nécessaire, le bleu et le vert… Ecouter la sonate comme je l’aime, en plein jour, en plein silence, seul avec mes ombres, seul avec mes souvenirs, seuls avec mes putains de rêves. Repenser à ce fantôme qui ne représente plus rien, entendre ses mots acides bruler ma vie, penser à celui là à l’autre bout du monde… Comme il me manque, comme je commence à comprendre son absence, comme les choses me semblent lus vides et creuses. Casser la vie, lors en racheter une… pas avoir l’argent, pas savoir où, pas avoir l’envie…
Ce matin j’ai pris ma douche, je me suis lavé et j’ai regardé mon visage dans le miroir. Cela peut paraitre stupide, c’est peut être la crise de la trentaine, ou lors une intuition ou un reste de rêve collé à mes yeux mais… Je n’ai pas vu mon reflet… ou du moins, pas celui que j’aurais du voir. Le visage creusé, la peau pâle et sèche, tendue, séchée sur le squelette aux orbites écarquillé et noirs. Le spectre d’un avenir certain. Ce matin je me suis regardé dans le miroir et j’ai vu mon propre cadavre. J’ai eu beau frotter mes yeux et nettoyer mes lunettes, rien à faire, mon crane décharné me fixait sans baisser les puits noirs et profonds de ses yeux. Je n’ai jamais eu peur de la mort et pourtant ce matin, j’ai eu peur… Peut être n’est-ce rien, peut-être est-ce tout… Je ne voudrais pas disparaitre sans que ce détail ne soit mentionné quelque part… Alors je le confesse ici même… qui sait, se soir, demain, dans une semaine ou un mois je mourais peut être, alors on saura que je l’aurai su…
J’aurais aimé parlé d’autres démons qui me rongent, j’aurais aimé ne pas avoir à garder certaines choses pour moi, mais je sais aussi que des yeux qui m’auront aimé pourront lire ces lignes et je ne veux pas qu’il lise. Nous ne sommes pas prêts à ça…
La vie passe avec ses nuages, ses averses et ces éclaircies. Les gens passent avec leurs sourires, leurs mains tendues, leurs ongles et leurs venins. Et moi je reste sans bouger immobile à attendre de bien vouloir me réveiller. De temps en temps j’ouvre les yeux et j’écoute ce qui se passe autour de moi, de temps en temps j’ai l’affront de penser que je suis mieux que vous, que j’ai perdu mon temps ici et là, que personne ne comprendrai jamais, que je vais finir par mourir. De temps en temps je me dis que la vie est belle, que l’euro est cher et que j’aimerai tant retourner encore et encore au Japon. Tant de choses font que je suis moi, tant de tendresse et de passion dans mon cœur, et ses mots qui me reviennent alors « je crois en toi »… Ne pas oublier d’y penser quand j’ouvre les yeux, ne pas oublier d’y penser quand je les referme, ne jamais oublier ces mots, ces mots que l’on pense en pensant à moi… parce qu’il y a des cœurs qui m’aiment vraiment, parce qu’il y a des âmes qui croient en moi, parce que je refuse de croire que ma vision au miroir était prémonitoire…
Ouvrir les yeux en sachant qu’il faudra les refermer un jour. Vivre en sachant que le but ultime est de mourir, se regarder les yeux grands ouverts dans le miroir en voyant le reflet de sa propre décadence… Je voudrais vivre les yeux clos, d’ailleurs, je crois que c’est ce que je fais… je voudrais aussi me réveiller, mais la vie est si abrupte… je sais que mon visage sourit, mais si vous saviez tout ce que je souffre d’être moi, d’avoir cette vie terne et cette personnalité si… enfin, ouvrir les yeux parce que tu me manques, parce que je me manque, parce que dormir ça repose, mais c’est aussi un peu mourir, alors ouvrir les yeux et vivre… vivre…. Miroir, mon beau miroir dis moi…. Dis-moi….
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