28/06/2008Miroir, miroir...
Des fois j’arrête, des fois j’ouvre les yeux et je me dis que ce n’est pas normal. Des fois ça fait comme un creux dans la vague, un creux dans mon cœur, quelque chose en moins, quelque chose d’absent. Parfois je suis sur mon canapé et j’arrête de faire semblant, alors je pense à lui, alors il me manque…
C’est comme si c’était le début. Au début c’est toujours beau et mignon, il n’y a pas de nuages, il n’y a pas de douleurs, il n’y a que de l’amour. Et puis je me rends compte que ça fait plus d’un an. Un an et tellement de mois où il est allé travailler là-bas… La notion de temps et d’éloignement sont des concepts que j’ai toujours eu du mal à assimiler, ainsi le manque qui en découle généralement m’est absent, pourtant… Des fois j’arrête, des fois j’ouvre les yeux et je me dis que ce n’est pas normal. Alors je pense à lui, je nous imagine, je nous vois, moi et lui et je ne me reconnais pas, je ne le reconnais pas… C’est assez difficile d’expliquer ce que je ressens dans ces moments, un grand vide, de la mélancolie peut être, des regrets ou tout simplement le manque, en tout cas, c’est lourd, c’est vide et ça rends triste…
Je me dis que je ne le connais pas et pourtant je sais que c’est faux, je sais que la situation ne pourra durer éternellement, et pourtant je sais que je saurai être assez fort tenir bon. Il arrive toujours à me faire sourire, à me faire plaisir, à réaliser mes rêves et à m’encourager quand j’en ai besoin. Il me rend beau et fort, il me rend intelligent et cultivé, il me fait comme je voudrais être et il me trouve toutes ces qualités que j’envie aux autres… Ce matin encore, à l’autre bout du monde il m’a envoyé une petite boite couleur bois où un petit lapin se cache, ce matin encore il me fait sourire…
Ne pas trop savoir comment lui dire, comment m’excuser de m’en prendre à lui, de l’écraser quand je suis en colère, de me moquer de lui parfois, de regarder d’autres moins beaux que lui, de ne pas être aussi présent qu’il le voudrait, de ne pas envoyer de chocolats… Ne pas trop savoir comment le garder, ou comment ne pas le perdre… Alors ouvrir les yeux et se dire que parfois il y a ce creux dans la vague, ce creux dans le cœur. Tu sais, parfois je suis sur mon canapé, parfois je ne te parle pas parce que tu dors et qu’importera la puissance de mon cri, il n’arrivera pas à te sortir de tes rêves, parfois je n’écris pas par pudeur, parfois j’écris ici parce que ça soulage, parce que c’est mieux que de le confier au vent… Alors j’arrête de faire semblant, je pense à toi et tu me manques…
Juste que parfois j’arrête tout et tu n’es pas là… Alors je fais comme je te dis, penser à ces mots doux, à tes dessins de sirènes, à cette bouteille dans le placard a verres, à ces voyages, à ta mauvaise fois, à tes cheveux, à tes yeux, à cette façon que tu as de prendre soin de moi quand je tousse, à tout ce qui fait que je t’aime… Alors tu me manques encore, mais ça va mieux…
23/06/2008Miroir, miroir...
Parce qu’il semble que cela s’impose parce qu’ici n’est pas plus mal qu’ailleurs, parce que peu importe l’endroit en fait… Se retourner, et voir s’il faut sourire ou verser une larme. Se retourner, mais ne pas vraiment savoir que faire. Faut-il seulement faire quelque chose, faut-il seulement l’écrire ? Pourquoi maintenant et se soir ? Pourquoi est-ce si obligatoire ? Au fond, on s’en fiche…
Une enfance houleuse, un noël en souvenir, une main sur un visage qui pleure, des bougies dans l’arbre, une porte, le froid, un avion, et une île au bout du tunnel. Comme un paradis, un paradis d’enfer où ma préadolescence sera tachée de ce sang qu’on ne nettoie pas, de celui qui ne s’en va pas, de celui qui forge les hommes et les rends plus faibles, ou plus forts. Regarder vers hier et ne voir que des fleurs mauves danser et tourbillonner en se jetant du ciel au sol sous mes yeux rieurs. Ne voir que les abeilles me regarder dans le cœur de leur dard plein de ce venin qui blesse plus qu’il ne tue. Petit bouton d’on ne sait quoi. Regarder vers cette île où derrières mes lunettes et mes cheveux gominés, j’aspirer à embrasser plus tendrement que les autres cette Mort qui me plaisait tant. Comme je l’ai aimé la caresse du rasoir le long de ma veine gauche lorsque ma main l’obligeait à se frotter contre moi. Me souvenir d’Edouard, de Laurent et de Yann… Ces trois garçons qui n’avaient d’yeux que pour elles et pour qui je souhaitais mourir de ne pas les vouloir ces elles qu’ils embrassaient à ma place… Me souvenir de la piscine et du reste, des dessins que je retrouve hier et où je revois toute cette détresse dont seuls sont capables les adolescents meurtris. Revoir le lycée et mes secrets, mes sourires enfin… les lettres et les présents lors de mon départ. Revoir la vie, la vie de grand, la vie d’adulte, mon père encore loin, les ennuis bientôt là… Revoir mon déménagement, mes années de séquestration, car c’est le seul mot qui me vient à l’esprit. Revoir ma première fois, mon premier baiser à 21 ans, ma première fois quelques jours après, mon premier homme, mes abeilles loin derrière, la rose qui s’éveille… la colère dans ses yeux, le nom de ma grand-mère, celui de ma mère… Une famille sur le dos, une porte qui vous recrache, un silence qui vous blesse… Partir et recommencer, abandonner et se perdre en chemin. Et ce sourire ? Où est-il donc passé ?
Repenser à Rodolphe, David, Cédric, Damien, Mickael, Morgan, Matthieu, Morgan, Fabien, Giuliano… Julien…
Regarder des images animées qui rêvent une vie meilleures, lire des mots sur une page noire, regarder vers hier et se tourner vers demain… Et dans tout ça ? J’ai changé… mais je voudrais encore changer… Je voudrais le faire sourire et sourire avec lui. Je voudrais dessiner et écrire, chanter et prendre le soleil. Je veux marcher la nuit et me dire que jamais je ne mourrais que lorsque je ne l’aurais vraiment décider. Parler comme je le souhaite, inventer mes phrases et mes mots, penser à ceux que j’aime sans leur donner de nouvelles, m’excuser car je fais ça bien, manger et me foutre de ce qu’on pensera, travailler juste pour avoir de l’argent, pas pour la gloire, pas pour frimer. Ne pas dire que je suis heureux, ne pas dire que je ne le serais jamais vraiment tant que je me tairais. Ecouter la sirène chanter, penser à essayer d’éditer, me dire que demain sera comme hier. Me dire que ce n’est pas un adieu, faire des cauchemars, soupirer, mais soupirer moins. Partir au Japon. Comme si j’avais perdu mon temps, comme si tout n’était que regrets et remords, mais qui suis-je pour oser me plaindre ? J’ai eu et j’ai encore tellement de chance… Je suis tellement capricieux et tellement avide de ce que je n’ai pas… Alain, il y a tellement de choses que tu n’as pas et que tu ne possèderas jamais, il faudrait peut être arrêter là les frais non ? Il le faudrait… Mais si je regarde derrière qu’est-ce que je fais ? Je souris ? Je pleure ?
Parce qu’il semble que cela s’impose, j’aurais aimé le faire sur mon véritable blog. Cependant, je ne souffre plus autant qu’avant, et cette note n’est pas si négative. Si je regarde derrière, je souris. Le cœur est gros, le cœur est lourd, mais ce n’est pas de la tristesse, c’est juste un peu de mélancolie, juste un peu de moi qu’il faudrait partager un jour… J’ai un toit, de l’argent, des amis, une famille, un travail, des plaisirs, un amour… alors je n’ai pas le droit de me plaindre. Demain je ne ferais pas de crêpes, et comme hier je sourirais, mais ça, au fond, on s’en fiche…
06/06/2008Miroir, miroir...
Sélénérick se dit que le temps passe, qu'il faut qu'il se mette à la page, alors Sélénérick fait comme Lorie, il va vite... Il se dit que ce visage qu'il avait tant aimé et pour qui il a écrit lui semble bien fade aujourd'hui. Sélénérick ferme les yeux en penchant la tête, Sélénérick se surprend à sourire... Pas le voir encore, trop tôt encore, mais c'est déjà avancer que de sourire en pensant à lui... Sélénérick à moins peur... Et dans un autre registre Sélénérick sourit en lisant Joon, car les gens les plus beaux et les plus forts ne le sont pas tant que ça, et ça rassure Sélénérick... ça sent la blessure et la tristesse, mais il lui en souvient son visage souriant et cette aura lumineuse... Sélénérick sourit...
Mais Sélénrick pense à lui, celui qui est loin, très loin et il se dit qu'il enlèvera tous les accents dans son mail juste pour lui... ;p
03/06/2008Miroir, miroir...
Sélénérick se dit qu'il y a de bien belles étoiles dans son ciel. Peut être que si Sélénérick les décrochait un peu, il se rendrait compte que tout ce qui brille n'est pas forcément de l'or... Mais Sélénérick à peur, et si les étoiles étaient toujours aussi brillantes une fois décrochées ? Et lui, pourquoi il ne brille pas ? Pourquoi n'est-il pas capable de croire suffisament en lui pour briller et avoir la petite place qu'il demande près d'elles ? Sélénérick se dit qu'il y a de bien belles étoiles... alors il se terre et les observe de loin sur Terre...
Mais s'il y travaillait plus... Sélénrick le sait, Sélénérick le sait... :(
02/06/2008Miroir, Miroir...
Parfois Sélénérick se dit qu'il a beaucoup de chance... et quelque part, tout là-bas, de l'autre coté du monde, il y a un garçon qui lui plait, et ce garçon là est tellement gentil et tellement adorable dans sa manière d'être... Il ne s'en rends pas forcément compte, mais il est trop mignon... Parfois Sélénérick ne change pas d'avis toutes les cinq minutes, juste qu'il se sent géné et qu'il refusera presque toujours... :) Parfois Sélénérick se dit qu'il a de la chance d'avoir un garçon comme ça dans sa vie...
Même s'il ne lit pas très vite :)
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