J'écoute : mais je ne dis rien
Je regarde : et baisse les yeux
Je lis : du début à la fin
Je joue : pour oublier un peu
Je mange : parce qu'il faut bien
Je bois : et je ne vais pas mieux
Je cite : des maux mais en vain
Je pense : à rajouter du bleu...
Je rêve : je rêve, et demain ?
(mis à jour dimanche 10 août 2008 à 11:44)

31/08/2007

31/08/07 - 20:27

Variation sur le même thème... 9

Parce que les perroquets et les croquettes du chien, parce que quarante cinq minutes de plus, parce que les gens soufflent et souffrent, parce que le coca n’est pas à moi et qu’il reste du ketchup, parce que vingt trois heures ce n’est pas une heure et parce que je jubile quand je sais que je suis lucide…

Regardez-moi dans les yeux
Et dites-moi tout bas
Votre cœur n’est pas en feu
Que votre cœur ne bat…
Regardez-moi bien en face
De ce doux regard qui glace
Les cœurs les plus endurcis
Comme les cœurs moins aigris…

Regardez-moi dans les yeux
Et dites-moi vraiment
Que vous n’étiez pas de ceux
Qui me croyaient charmant…
Regardez-moi bien en face
De ce regard qui enlace
Les cœurs de tous vos amis
Comme ceux de vos ennemis…

Promenons-nous
Pendant que nous y sommes
Et avouez-nous
Que j’ai été cet Homme…

Regardez-moi dans les yeux
Et dites-moi le problème
Nous en parlerons mieux
Si je sais que « tu m’aimes »…
Regardez-moi bien en face
De ce regard si vorace
Qu’il en dévore votre vie
Et trahis vos envies…

30/08/2007

30/08/07 - 18:18

Variation sur le même thème... 8

Parce qu’il faut savoir rassurer ses proches, parce que 30 millions d’amis seraient de trop, parce qu’un euro suffit, parce que les gâteaux à la cannelle sont délicieux, parce que les journaux m’ennuie et qu’il me faut bien écrire le dedans, parce que parfois je mens et parce que malgré tout, je sais que je suis lucide…

Tous ces mots que tu décroches
Comme des balles qui ricochent
Ma peau au bout du canon
Tu appuies et c’est bon
Je finirai par mourir
Quoi que nous puissions en dire
Ma peau sous le révolver
Tire puisqu’il faut me taire

Tombent, tombent encore les feuilles
Mon cœur est dans une impasse
Tombe, tombe et quoi qu’ils veuillent
Violent, assassinent et trépasse
Tombent, tombent encore les neiges
Mon cœur est tellement docile
Tombe, tombe dans leurs pièges
Je suis un imbécile…

Les regrets ne servent à rien
Tire et annonce ma fin
Ma peau contre le métal
Vas-y, ça m’est égal…
Tous ces maux que tu décroches
Comme des balles qui m’écorchent
Ma peau rongée par ton nom
Tout comme ma raison…

29/08/2007

29/08/07 - 19:19

Variation sur le même thème... 7

Parce qu’il y a des souvenirs dans chaque mémoire, parce que les traits bleus et les absences, parce que Nikolas est un garçon charmant et que Fabien me fait tourner la tête, parce que mon cœur est à Julien et que le Japon c’est pas tout près, parce que ce ne sont que des mots pour vous, et parce que je sais être lucide…

Ton cœur, une feuille morte
Entre les pages d’un livre,
Où je lis ce qu’il avorte
Jusqu’à en devenir ivre…

Mon cœur, une fleur ouverte,
Entre tes doigts pleins de sang,
A la mort se voit offerte
Bien plus vite que son temps…

Rappelle toi il y avait du jaune
Du jaune et de l’azuré
On aurait cru l’automne
Pourtant c’était l’été
Rappelle toi il y avait du jaune
Du jaune et du bleu
On aurait cru l’automne
On y aura cru un peu…

Nos cœurs en graine d’amour
Entre les mondes, roulent et glissent,
Tombent encore, tombent toujours,
En blessures et cicatrices…

28/08/2007

28/08/07 - 19:49

Variation sur le même thème... 6

Parce que c’est un jour très drôle et que le blanc leur va si bien, parce que les cheveux long ça demande beaucoup plus shampoing, parce que se soir c’est ravioli et douche froide en perspective, parce que le sang c’est marrant et que tout ceci m’amuse, parce que je sais en parler et que cette note n’est pas si futile, parce que je suis lucide…

Puisque nous ne pouvons rien y faire,
Mon amour, mon enfer,
De nous, nous devrions nous défaire !
Ce n’est pas que je veuille croiser le fer,
Mon amour, mon enfer,
Mais de nous, nous devons nous défaire !
Fais donc ce que tu peux
Je ferais de mon mieux
Et après ?
Et après…

Après je vais sourire
Même s’il n’y a rien de pire
Après je vais sourire
Ça va peut être suffire…

Puisque la vie est comme un puits sans fond,
Mon amour, ma prison,
De nous, tu sais, de nous, nous devrions…
Ce n’est pas que, mais hélas, les temps font,
Mon amour, ma prison,
Et de nous, tu sais, de nous, nous devons…
Fais donc ce que tu veux
Je ferais Comme je peux
Et après ?
Et après…

27/08/2007

27/08/07 - 19:44

Variation sur le même thème... 5

Parce que les petites filles reviennent toujours, parce que les fées habitent chez moi, parce que dans deux minutes des pieds sur la tête et des yeux bleus m’embrasseront, parce qu’il n’y a plus d’olive mais que la musique joue toujours, parce que les rancœurs ne s’effacent que d’un coté, et parce que je sais être lucide…

Arracher les ongles à mes doigts
Pour que la douleur me rapproche,
Me rapproche un peu, juste un peu plus près de toi,
Toi sur qui je tombe, m’écorche et m’accroche…

Arracher les cils à mes yeux
Pour que la douleur nous rassemble,
Nous rassemble et fasse qu’au grand jamais grand, un « deux »
Ne soit plus jamais, jamais, sans nous et «plus ensemble »

Arracher ton cœur de mes mains
Pour que la douleur que j’ai eu
Tombe enfin sur toi, tel un châtiment divin,
Jusqu’à ce que tout comme moi l’amour te tue…

Tu sais je nous aime
Mon amour
Tu sais je nous aime
Mon amour
Tu sais, je nous aime…

26/08/2007

26/08/07 - 14:25

Variation sur le même thème... 4

Parce que je pense que les enfants ne sont pas si innocent, parce que la vérité est ailleurs et que le tailleurs est de rigueur, parce que le froid me plait plus que le coca et que quinze heures sera révolution, parce que parfois il faut savoir prendre ces choses là à la légère, et parce que je sais très bien que je suis lucide…

Dans mon sommeil,
Comme une merveille
Aux mille nuits,
Elle vient sans bruit…
Petite abeille
Couleur soleil
Rayée de nuit
Aux yeux rubis…

J’arrache ses ailes,
Crève ses ocelles,
Je la meurtrie,
Oui, mais aussi…
D’un peu de miel
Et d’hydromel,
Je la nourrie,
La garde en vie…

J’ampute ses pates
La tue sans hâte
Et elle se tord,
Espère la mort…

Dans mon sommeil,
Un sang vermeil,
Tapisse la lie
D’exquises envies
Petite abeille
Couleur Soleil
Rayée de nuit
A l’infini…

25/08/2007

25/08/07 - 21:53

Variation sur le même thème... 3

Parce qu’elles sont de ces âmes qui savent sourire, parce que les cubes font peur aux enfants dans le noir, Parce que les contes cachent souvent ce que les adultes montrent, parce que j’ai encore deux barres à mon portables et que quarante-cinq minutes suffiront, il m’arrive de prendre mon stylo d’arc-en-ciel et de l’écrire… il m’arrive d’être lucide…

Tu vois,
Mon regard est bien plus sombre…
Sans toi,
Je joue seul avec mon ombre…
Tu crois,
Mais peut être pas autant …
Que moi,
Lorsque nous étions amans…

Ne me dis plus jamais je t’aime
La mort est un délice
Ne m’invente plus de poème
La vie est un supplice
Ne dis pas ce que tu ignores
Car tu vois j’y pense encore
Alors que toi au loin tu dors…

Tu vois,
J’ai fait ce que tu redoute…
Sans toi,
Le temps s’épuise et s’égoutte…
Tu crois,
Que les contes sont ma pitance…
Que moi,
Je ne sais faire que silence…

Ne me dis plus jamais je t’aime
La mort est un délice
Ne m’invente plus de poème
La vie est un supplice
Ne dis pas ce que tu ignores
Car tu vois j’y pense encore
Moins vivant que toi, plus mort !

24/08/2007

24/08/07 - 18:51

Variation sur le même thème... 2

Parce que je ne suis pas tout blanc dans cette histoire et qu’il m’arrive parfois d’avoir un cœur, parce que des mères ignorent ça, parce que les mondanités m’épuisent et que je n’irais pas voir mes invités de se soir, parce que les temps sont aux gestes d’amitié, parce qu’on ne comprend pas toujours tout ce que je dis… parce qu’il m’arrive d’être lucide…

De la peau sur mes sanglots
Pour mieux masquer mon chagrin
Et puisque point trop n’en faut
Garder contre soi ses mains…
Du sang le long des gencives
Pour mieux porter ma colère
Et puisqu’en temps tout arrive
Garder contre soi son mystère…

Ma plus belle poupée de porcelaine est tombée au sol
Son visage est fissuré…
Comme des oiseaux en morceaux elle éclate et elle s’envole
Alors qu’elle vient de tomber…
Ma plus belle poupée de porcelaine est tombée, est morte
Son visage n’existe plus…
Les anges l’appellent, et derrière elle, referment les portes
Ma poupée s’endort aux nues…

De la chair autour du cœur
Pour mieux couver ma tristesse
Et puisqu’il était donc l’heure
Garder tout ce qui me blesse…
Du sang dans le blanc des yeux
Pour mieux croire à son suicide
Et puisqu’il vaut peut être mieux
Garder contre soi le vide…

23/08/2007

23/08/07 - 20:57

Variation sur le même thème...

Parce que mes sourires et mes silences sont agréables pour ceux qui m'ignorent, parce que mes sourires et mes silences le sont moins pour ceux qui me savent, parce que parfois il faut prendre les mots dans le sens contraire des aiguilles d'une montre autour de l'Elysée... parce que parfois je suis lucide...

Homme dort…
Homme pense à l’aurore…

Manger de la terre
À pleines dents
Mâcher de l’enfer
Et du sang
Ecouter le bruit de l’eau
Qui s’en va…
Se dire que le corps à chaud
Quand le cœur à froid…
Et se croire, en somme,
Plus fort que tous les hommes…
Mentir et dormir
Quand on voudrait mourir...

Homme dort,
Homme y pense encore…

Manger la poussière
A pleine dent
Marcher vers l’enfer
Vers l’avant
Ecouter le bruit des mots
Et des fois…
Se dire que le corps est trop
Bien trop lourd pour soi…
Et se croire, en somme,
Plus faible que tous les hommes…
Partir pour dormir
Mais ne plus revenir…

Homme dort !
Homme pense à la mort…

21/08/2007

21/08/07 - 22:48

Parce que l'ombre et la lumière...


Il y a des choses qui m’échappent… Comme des morceaux de papiers que le vent emporterait, comme de la fumée qui glisserait, comme autant de rêves entre mes doigts, et un monde pour entraver tout ça… Parfois je me dis que je loupe des pans entiers de ce qui se trame autour de moi, parfois je me dis que je suis ignorant et triste… parfois je suis lucide…

Il n’y aura pas d’autres rêves,
D’autres, qui troubleront l’onde,
Que celui qui tombe et se relève
Ne le cache pas au monde…

Il n’y aura pas d’ailleurs,
D’ailleurs aux reflets jolis,
Autre que celui qui sourit et pleure
Ne le fond pas dans la nuit…

Tu as beau réécrire tous les contes
Tout ce qui est enfouis un jour remonte

Le paradis appelle l’enfer
Comme l’ombre appelle la Lumière

Il n’y aura pas d’autres songes,
D’autres, qui troubleront ta vie,
Que celui que tu enrobe de mensonges
Et que tu jette aux oublies…

Il n’y aura pas d’autres temps,
Plus agréables à ton cœur,
Autres que celui qui te chante doucement
Tout ce qu’il égraine comme heurs…

Tu as beau réécrire les histoires
Tout ce qui est trop tôt sera trop tard !

Le paradis appelle l’enfer
Comme l’ombre appelle la Lumière…